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Sommaire du n° 92

Paru le 28/04/2015

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It : Departure (2009 - cd - parue dans le Koid9 n°72)

Je ne connaissais pas ce groupe anglais (même pas de nom), mais je ne regrette pas d’y avoir posé l’oreille car l’écoute de cet album de It fut finalement pleine de rebondissements… En effet, lorsque j’ai glissé le CD dans mon lecteur, j’étais prêt à en découdre avec un groupe de rock progressif symphonique, tel que régulièrement défini sur le net. Et puis, dès que le premier morceau a démarré, plus rien ne s’est passé comme prévu  !

Un riff et c’est tout, It fait dans l’efficace  ! Sans référence particulière, on dirait un groupe de Texans qui aurait décidé de faire du progressif. "God is sead" (tout un programme) est un morceau pour "head-banger" et "tape-du-pied". Quand commence la deuxième plage, s’insinue en moi la bizarre impression de m’être trompé de disque… tout du moins pour un zine de prog'  : tout est toujours aussi simple et efficace, une grille d’accord et on n’en déroge pas jusqu’au bout. Le morceau est sympa mais basique. It serait-il à la prog' ce que les Ramones sont au rock  ? Quand arrive "killing me", plus aucun doute n’est possible, ce groupe est un combo rock… tout court  ! Ah si, il y a un solo à la fin. Les morceaux sont carrés et concis (3 à 4 minutes maximum) et zéro tiroirs. Bref, y’a du son, c’est efficace, mais c’est pas du tout de la prog'  !

De fait, je commence à écouter le disque différemment, et un autre intérêt naît en moi… Bon, OK, c’est du rock, mais il est mâtiné d’un environnement qui ne laissera cependant les progueux que vous êtes totalement indifférents. Parfois ce sont les chœurs, parfois un son de gratte qui passe, ailleurs une envolée presque lyrique ou bien sur un mini-mini break on entend une nappe de synthé. De ce fait, on se dit que s’ils n’en font pas, ils ont dû en croquer  ! Et puis arrive au milieu de l’album "fighting for freedom", espèce de morceau bluegrass déglingué, puis "burn, part 1" qui sonne comme du Blues Brother sous myorelaxant, et j’en conclus que non, c’est définitivement perdu… J’en étais encore à me demander comment le Rédac’Chef avait pu envoyer cette rondelle, quand commence "burn, part 2", et le doute s’installe. Puis, quand "safe" déboule… là, c’est le drame  ! En effet, enchaîné aux deux plages qui suivent on obtient un ensemble de plus de 11 minutes, et ça envoie gros dans le genre. Alors qu’on n’y croyait plus, on se met à déceler du Porcupine Tree période "The sky move sideways". C’est dingue  ! Et bien, que croyez-vous qu’il arrivât  ? De rage, j’ai remis le disque au début et j’ai tout réécouté. Et la lumière est venue  : alors que les morceaux sont effectivement carrés, linéaires, "basiquement" efficaces, les influences sont vraiment là. C’est net à la seconde écoute, et ça va se renforcer au fur et à mesure des passages. Tellement d’ailleurs, et croyez moi, que vous allez aimer cet album, et vos enfants avec vous, je vous en fiche mon billet  !

En fait, It a un son qui ancre ses fondamentaux dans le prog', mais tout en pratiquant le genre avec une intensité qu’on trouve habituellement dans le punk ou le métal. En plus, et ça n’est pas pour déplaire, alors que le rock prog' passe souvent pour un genre qui aborde des thématiques intéressantes et intelligentes mais qui souffre parfois d’une autosuffisance, voire d’une certaine prétention, It semble avoir pris le contre-pied de cette idée reçue en abordant des thèmes satiriques avec des textes intelligents, contestataires et occasionnellement plein d'humour noir. L’objectif affiché par le groupe est de continuer d’alimenter votre pensée, vos sentiments et votre mémoire longtemps après que les dernières notes ont terminé de résonner dans vos enceintes.

Quand je vous dis que cette découverte est une surprise  !

Dominique Jorge

Chronique mise en ligne le 06/01/2013 et consultée 240 fois

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